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Bonjour mes amis visiteurs , patience je reviendrai......bises

Il se peut que je meure demain, et sur terre il ne restera personne qui m'ait pleinement compris. Certains me jugeront pire et d'autres meilleurs que ne suis. Les uns diront que j'étais quelqu'un de bien, d'autres que j'étais une canaille. Mais l'une ou l'autre opinion seront également erronées.

M. I. Lermontov - Un héros de notre temps

Cité en tête de l'ange des ténébres d'Ernesto Sabato
Mercredi 24 décembre 2008 3 24 /12 /Déc /2008 08:43



















Chat d'eau  : n'est pas que l'ombre de lui-même !!!

Alain Borer est connu pour avoir écrit plusieurs essais sur Rimbaud dont un "Rimbaud en Abyssinie" qui fit date.

J'ai retrouvé une charmante petite plaquette numérotée et gentiment dédicacée par l'auteur, intitulée "Bestiaire" , dédiée à Michel Butor, parue en 1979 en Belgique aux prestigieuses éditions  Daily-Bul dans la collection 'Les Poquettes Volantes". En voici quelques extraits pour passer le temps, les fêtes sont parfois si ennuyeuses....


"Car c'est ne pas régner qu'être deux à régner" Corneille (Pompée,1,2)

Avis :

"encore beaux" Marcel Proust, l,787)

Prendre son élan...

panda pédant

puma repu

ailé faon

manchot aptère

morse aphone

pellicanthrope

serbo-crotale

saurien savant


CHIEN
de satin

NICHE
de saint

CHINE
de T'sian


Animots :

(faune enfantine d'Alexandra)

Le roquin
Le Téléphan
Le gros codile
L'élipopotame
le gromadaire



A la carte :

Chien qui fume
Vache qui rit


anchois :


ibis cuit
outarde verte
thon sur thon
saumon  chiqué
claie de sole
plancton oseille
poulpe aux yeux d'or

infusoire



VESTIAIRE :

chamelle dimanche
gibbon aryen
homard miton
cachalot chocolat
l'haridelle des faubourgs
"les ours se suivent...."



gazelle électrique
le sexe des mésanges
hamster-dame
le parano-Yack
poisson-chat-scie
si jeune ma buse



les hérons sont fatigués


Cétacé !!!!



Par Xavier
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 09:29














Voici  des mots pêchés dans le vivier des larmes

Des restes de combats, de tortures mentales,

Jetés au fond des lacs, verbes que l’on désarme,

Vocables arrachés à nos langues natales.

 

Ellébore cruelle,  sorcière de fortune

Dragée haute, vertige, tour de miel brandie,

Plage de fougère, ermitage des dunes,

Contre brune falaise, œil du ciel agrandi !

 

Vaticinez mes fous, mes carcans d’ambroisie !

Emplissez l’air de lait, de frayeur et de rage,

Hurlez vos chants d’estoc, vos colères d’Asie,

Hordes de mots lancés dans le torrent des âges

Par Xavier - Publié dans : Poèmes - Communauté : Le jardin des Muses
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Mardi 23 décembre 2008 2 23 /12 /Déc /2008 08:29

 















Tourments :Toile de Rénica


Ami cache ta vie et répands à flot ton esprit ,

Barrage emporté des derniers raisonnements.

 

Le jour le soleil est à toi

Argument éblouissant

Il se meut  par ta seule volonté

Syllogisme de feu

Tous les Dieux sont mortels

 Je suis dieu.

 

La nuit la mécanique des astres est ton jouet

Installe-toi au cœur palpitant de la toile d’araignée

S’y prennent les songes

Les cantates baroques

Fières sur leurs deux piliers de jade

Enturbannées comme mosquées de musc.

 

Voici le désert des pages blanches

Et ses fourmis pixel qui arpentent

Et labourent la solitude

Voici la raiponce qui  prend racine

Entre deux déductions

Dans ton jardin suspendu

Bibliothèque de brique, de salive

D’oraisons et de suppliques.

 

Voici ton hermine ta fée allumette

Celle qui se moque des poètes

L’humble fauvette balancée

Dans la verdeur de tes ressentiments

L’herbe de santal ramenée de la gnose

Et ce parfum d’hiver fait de neige et de peur.

 

 Le grand océan musical

Sa puissance de feu

Sa  Kabale de goémons rouges

Sa large carcasse ouverte à tous les déserteurs

Cale sa nostalgie en dérade

Presse ses ailes de verre brisé

Son style incantatoire

Ses stances comme des lances

Sa démesure binaire

Son beat  serpentaire

Ses amplis de fournaise

Fourbissent des arguments

Aux minces téguments

Danseurs de milles voiles

Derrière les théorèmes de vermeil

Derrière les théories

De fleurs ennoblies

Sous le sommeil de l’illusion

Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

 

 

 

 

Par Xavier
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 18:27











Montage de francesco Pagni


 

Dije que no volveria

A escribir versos de amor,

Juramento difficil,

Incongruemente.

Al encontrarte,

Cuando mi sangre

Encuentra su tibieza

Y mi alma

Se llena de tu alma,

Solo puedo decir

Que estoy alerta

Al calor de tu sonrisa,

Al balsamo de tu piel

Y a las olas furiosas

De tus besos .

Lo nuestro es tan distinto

Que lo llamaré de otra manera.

Buscaré un vocablo nuevo

Para decir, te quiero,

Para expresar que me haces falta,

Que sueño contigo

Para no pensar en ti ;

Que el aire que respiro

Solo es aire cuando emana

De tu aliento

Y las strellas en el cielo

No alumbran sin el fuego

De tus ojos ;

Que solo encuentro paz

Cuando percibo tu mirada

Unica, serena

Y llena de promesas.

 

Luisa BALLESTEROS ROSAS Colombie
Memoria del Olvido
Edition bilingue
Editions de l'Harmatan


Serment (traduction)

 

J’ai dit que je ne me remettrai pas
   A écrire des vers d’amour
 Serment difficile
 Incongru
 En te retrouvant
 Lorsque mon sang retrouve sa tiédeur
 Et que mon âme est comblée par ton âme
 Je puis seulement dire
 Que je guette la chaleur de ton sourire
Le baume de ta peau
Et les vagues farouches de tes baisers.
Notre histoire est si différente
Que je vais l’appeler autrement.
 Je chercherai un nouveau terme pour te dire
 Je t’aime
 Pour exprimer que tu me manques
Que je rêve de toi
Pour ne pas penser à toi
 Que l’air que je respire
 N’est de l’air
Qu’en s’échappant de ton haleine
 Et que les étoiles dans le ciel n’éclairent pas
  Sans le feu de tes yeux ;
Que je ne trouve la paix
Qu’en saisissant ton regard
Unique serein
Et plein de promesses.

Par Xavier
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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 10:59

 

 

 



















Emmanuelle Vial ..Rubens


Lucide :

 

Rien n’est évident

A celle qui ne se courbe

Pas devant les masques

Mais démasque

ceux qui se courbent 

 

A contre courant :

 

La truite danse immobile

Et fait mine de trahir ses rives

 

Miroir :

 

Souffle de plus de force

Délivre plus de beauté

Si tu n’étais que belle

Aurais-tu tant de souffle ?

 

 

Menées du cœur :

 

Tu as l’âge ou l’on brise

Plus que l’on ne compose  
Tu as l'age ou l'on s'expose

Toi que le cœur gouverne

 

 

Par Xavier - Publié dans : réflexions
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